Photos de

Grèce

 le carnet de bord détaillé : 

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Bienvenue sur ce site qui permet d’accéder aux 30 albums de photos réalisées au cours d’un voyage en Grèce du 1er mai au 11 juin 2008. 19 étapes (dont 7 inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO) avec chacune un album, sauf Athènes qui en comptent 8, et 4 albums thématiques : villages et paysages, les bords de mer, les couchers de soleil et la flore. Au total plus de 1 100 photos.

Ci-dessous, quelques explications sur chacun des albums avec les liens vers les photos, les descriptions du patrimoine mondial ou des articles de Wikipédia.

Et, au bas de cette page, des liens vers bien d'autres destinations...

       Bonne visite.

Petit conseil : regardez les photos en diaporama (cliquer en haut à gauche sur le triangle vert sous le titre).

 

01 Olympie

Site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, Olympie a accueilli, dans ce sanctuaire dédié à Zeus, de 776 av. JC à 393 ap. JC,  les jeux durant lesquels toutes les cités grecques déposaient les armes. Le site a été entièrement mis à jour au 19ème siècle. C'est à partir des fouilles d'Olympie que le baron Pierre de Coubertin a ressuscité les jeux dont la 1ère Olympiade de l'ère moderne eut lieu en 1896 à Athènes. C'est ici qu'avant chaque session, la flamme olympique est allumée par des femmes vêtues en prêtresses antiques au moyen d'un miroir concave réfléchissant les rayons du soleil de Grèce. On peut y voir, entre autres, la palestre, les ruines du temple de Zeus où se trouvait le statue chryséléphantine de Zeus, une des 7 merveilles du monde, l'atelier du sculpteur Phidias et le stade : la course se déroulait sur une distance d'1 stade, unité de mesure valant 192,27 m. Le musée a été entièrement restauré à l'occasion des J.O. de 2004 et renferme la quasi-totalité des oeuvres trouvées faites sur le site : parmi celles-ci, des oeuvres majeures comme la Victoire de Paionios, Hermès portant Dionysos enfant (Praxitèle) et Zeus emmenant Ganymède vers l'Olympe ainsi que les statues des frontons Est et Ouest du temple de Zeus.

 

02 Méthoni

Petite ville au sud-ouest du Péloponnèse, Méthoni est dominée par sa forteresse entourée de tous côtés par la mer. Érigée par les Vénitiens au 13ème (on voit le Lion de Saint-Marc sur un rempart) elle a été prise par les Ottomans en 1500. Les Vénitiens la reprennent en 1686 pour s'enfuir devant les Turcs en 1715. Ce sont les Français, avec le général Maison, qui chassent les Turcs et occupent Méthoni en 1828. Ils construisent le pont en pierre menant à la forteresse pour remplacer un pont en bois. L'îlot Bourdzi fait partie du système défensif et a été construit par les Turcs au 16ème siècle. Le port a été très florissant pendant la période vénitienne : c'était une escale sur la route de Constantinople et de la Terre Sainte. Méthoni est aujourd'hui une calme station balnéaire.

 

03 Le Magne

Région montagneuse et aride formant la pointe centrale au sud du Péloponnèse, la péninsule du Magne présente des paysages sauvages, des villages fantômes (qui commencent cependant à être réinvestis par les Athéniens) hérissés de maisons-tours et parsemés d'un très grand nombre de chapelles et d'églises byzantines parfois très bien restaurées comme l'église des Taxiarques à Aéropoli. Ces édifices religieux sont richement décorées : on peut encore y voir quand elles sont ouvertes, ce qui est de moins en moins fréquent, des fresques très anciennes. C'est un territoire qui a gardé un esprit d'indépendance quelque soit le dominateur : francs, byzantins, slaves, turcs, vénitiens... Les tours des maisons sont des éléments de défense très utiles dans les sanglantes vendettas qui ont opposé les divers clans.

 

04 Monemvasie

En Laconie, dans la péninsule située au sud-est du Péloponnèse, Monemvasie est un village médiéval caché derrière un promontoire rocheux, côté mer, haut de près de 100 mètres. Monemvasie est reliée à la ville de Géfira par un pont en pierres ; on y pénètre par une porte en chicane et voûtée : la chicane empêchait l'utilisation du bélier (pas de recul possible devant la 2ème porte). La ville basse présente un dédale de ruelles et de nombreuses églises dont Chrisos Helkomos et son campanile (le Christ aux liens) et s'étend entre les deux remparts. On accède à la ville haute par un raidillon en lacet ; on peut y voir les ruines de maisons et du château (au point le plus élevé) ainsi que l'église Aghia Sophia construite sur un pic dominant la mer.

 

05 Mistra

Fondée en 1249 par les Francs qui venaient de prendre Monemvasie, Mistra s'étend sur les pentes du Mont Taygète, dominant la plaine de Sparte, sous le château de Guillaume II de Villehardouin dont il ne reste que les remparts. De cette hauteur, les Francs pouvaient surveiller leurs possessions. Passée rapidement aux mains des byzantins, Mistra devient la capitale de l'état de Morée : le despotat de Mistra. C'est une cité florissante (il y aura 20 000 habitants) qui se construit sous la forteresse ; aujourd'hui, à part le couvent de la Pantanassa ("Vierge Souveraine" ou "Reine du Monde") où vivent encore quelques nonnes, Mistra n'est plus habitée. Restent les ruines de demeures somptueuses, d'églises aux fresques magnifiques, des monastères et le palais du despote (en restauration) qui témoignent d'une période fastueuse. Le site de Mistra est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO

 

06 Nauplie

Située au fond du golfe Argolique près de l'ancienne Tirynthe, Nauplie est dominée par une forteresse vénitienne, la forteresse Palamède. Port d'Argos dans l'Antiquité, elle est longtemps vénitienne - on trouve le Lion de St-Marc sur les remparts de la citadelle Acronauplie (le kastro) - puis passe sous domination ottomane. Assiégés par les insurgés grecs qui opèrent un blocus maritime et terrestre de la ville, les Turcs se rendent en 1822. La 1ère Assemblée Nationale grecque s'y réunit peu après et Nauplie devient la capitale du jeune État grec jusqu'à 1834, où elle est supplantée par Athènes, en vertu de son passé. Nauplie ne manque pas de charme : le tour du promontoire est très apprécié ainsi que les terrasses des cafés.

 

07 Épidaure

Site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, Épidaure, célèbre pour son théâtre, est avant tout, le sanctuaire d'Asclépios, fils d'Apollon et de Coronis, dieu de la Médecine. Ce sanctuaire était un véritable centre thérapeutique où les malades venaient chercher la guérison selon un rite bien défini : arrivée par les propylées, purification dans la fontaine sacrée, offrande à Apollon et à Asclépios, prières et épreuves religieuses. Puis les malades allaient dormir dans l'ablaton où Asclépios leur apparaissaient en songe et les guérissait. Si le traitement était efficace, une nouvelle offrande devait être faite ce qui explique la richesse du lieu qui fonctionna jusqu'au 4ème siècle après JC. Le théâtre, considéré comme le plus pur chef d'oeuvre de l'architecture grecque, peut accueillir jusqu'à 13 000 spectateurs ; il a été construit à la fin du 4ème siècle av. JC par Polyctète le Jeune et est parvenu presque intact jusqu'à nous. Il possède une acoustique exceptionnelle : on dit que le craquement d'une allumette sur l'orchestra peut être entendu sur les gradins les plus élevés (20 m de hauteur) ; à vérifier sans la présence des touristes... Depuis 1954, les pièces des plus grands poètes grecs antiques (Eschyle, Euripide, Aristophane...) sont jouées chaque été au Festival d'Épidaure.

 

08 Mycènes

Le site de Mycènes est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Au 2ème millénaire av. JC, la civilisation mycéenne a dominé le bassin méditerranéen. C'est ici que, selon Homère, Agamemnon, fils d'Atrée, roi de Mycènes et d'Argos, a préparé l'expédition contre Troie. C'est également ici que s'est déroulée la tragédie des Atrides racontée par les poètes antiques. De la cité, il reste les remparts cyclopéens, la porte des Lions, les ruines du palais des Atrides, les tombes du cercle royal, les tombes d'Égisthe et Clytemnestre et le Trésor d'Atrée, dans lesquelles ont été trouvés d'impressionnantes quantités d'or (plus de 10 kg) : les bijoux sont exposés au Musée Archéologique National à Athènes. Parmi ces pièces, le masque mortuaire attribué à Agamemnon par Schliemann : on sait maintenant qu'il a été réalisé au moins 3 siècles auparavant. Une copie se trouve au Musée Archéologique du site, l'original étant conservé à Athènes.

 

09 Canal de Corinthe

L'isthme de Corinthe, séparant le Péloponnèse de l'Attique est large de 6,5 km. Dans l'Antiquité, on transportait les bateaux sur des chariots pour passer du Golfe Saronique au Golfe de Corinthe. Déjà, Alexandre le Grand eut l'idée d'un canal ; en 67 av. JC, l'empereur Néron commença les travaux de creusement interrompus par sa mort. Ses successeurs ne continuèrent pas et il fallu attendre la fin du 19ème siècle et l'invention de la dynamite pour que le canal soit inauguré. Large de 25 m, peu profond (8 m) il est bordé de parois impressionnantes, presque verticales (coupées au rasoir...). Il ne permet le passage de bateaux que de faible ou moyen tonnage. Une curiosité : le pont submersible de Possidonia, unique au monde, selon le préposé à la manoeuvre. Le même existe à l'autre extrémité du canal !

 

10 Athènes - Les Evzones

Evzone signifie littéralement : "à la belle ceinture". Il s'agit du costume de soldat de l'infanterie, porté de l'indépendance de la Grèce en 1821 à la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui, il n'est revêtu que par les soldats de la garde du Palais présidentiel, du Parlement et du Monument au Soldat Inconnu situé devant la "Vouli" (le Parlement grec), Place Syntagma. Ce costume comprend : une chemise blanche avec des manches amples portées uniquement le week-end (en semaine les evzones sont en gris), une veste en laine avec une large ceinture brodée, un petit béret rouge - le fesi - avec un pompon noir très long qui doit toujours être bien peigné, une jupette blanche ou "fustanelle", coupée dans 30m de tissu, compte 400 plis qui correspondent au nombre d'années de l'occupation ottomane, un collant en laine blanche retenu par une jarretière en haut du genou, le boudouri et des "tsarouchias", souliers pesant près de 3 kg, taillés dans du cuir rouge, ornés d'un pompon noir avec du métal sous les semelles. On peut voir la relève de la garde à différentes heures de la journée et, en grand uniforme comme ici, le dimanche matin à 11 heures. Les Evzones sont l'élite de l'armée grecque.

 

11 Athènes - Les Crétois

Ce petit album pour montrer les magnifiques costumes des Crétois (surtout les Crétoises) rencontrés de façon fortuite à la sortie de la Cathédrale d'Athènes (Métropolis) le jour de la fête des Crétois d'Athènes, et le départ de leur défilé vers la place Syntagma.

 

12 Athènes - Jardin National

Oasis de fraîcheur dans une ville trépidante et souvent étouffante par sa chaleur, le Jardin National, situé à côté du palais du Parlement (la Vouli), est très apprécié des Athéniens. Il s'agit d'un parc à l'anglaise créé vers 1840 sous le nom de Jardin Royal à la demande de la reine Amalia. Planté d'essences tropicales (palmiers, pins d'Alep, entre autres), il s'étend sur 16 ha : sentiers ombragés, bancs, mares à poissons rouges, mais aussi des ruines romaines (aqueduc, mosaïques) en font un lieu reposant, à l'écart des bruits de la circulation.

 

13 Athènes - l'Acropole

Site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO l'Acropole, le rocher sacré d'Athènes, dominant la ville de 70 mètres, porte les monuments les plus prestigieux et les plus connus de l'Antiquité grecque depuis que Périclès en décida la construction au 5ème siècle av. JC pour montrer la puissance d'Athènes à son apogée : le Parthénon, construit par Phidias, abritait la statue chryséléphantine d'Athéna Parthénos (12m de haut, réplique d'1,04 m au Musée National), l'Erechtéion, avec son portique des Caryatides, à l'endroit où Poséidon et Athéna se disputèrent la possession de l'Attique : l'un y laissa la marque de son trident, l'autre un olivier, le temple d'Athéna Nikè et les Propylées, entrée monumentale du site. Ces monuments ont souffert du temps et des entreprises humaines : le Parthénon fut endommagé en 1687, lors du siège de la ville par les Vénitiens, par un coup de canon tiré depuis le mont Lycabette, faisant exploser les munitions que les Ottomans y entreposaient. Plus tard, au début du 19ème siècle, Lord Elgin, ambassadeur de Grande-Bretagne, fit transporter 190 métopes de marbre de la frise ionique du Parthénon à Londres où elles sont encore exposées au British Muséum. La Grèce les réclame depuis 1983, à l'initiative de la Ministre de la Culture grecque, Mélina Mercouri, décédée en 1994. D'importants travaux de restauration sont réalisés sur l'Acropole. Les Caryatides ont été remplacées par des moulages en raison des dégâts de la pollution ; les originales sont au Musée de l'Acropole, au nombre de 5, la 6ème a été emportée par Lord Elgin et a disparu ! Adossés au rocher, le théâtre de Dionysos, qui vit les premières représentations des grands dramaturges du 5ème siècle : Eschyle, Sophocle, Euripide et Aristophane et l'Odéon d'Hérode Atticus, de construction romaine, sont reliés par le portique d'Eumène II, roi de Pergame.

 

14 Athènes - L'Agora

L'agora, place publique mais aussi marché en grec ancien, était le centre de la vie publique d'Athènes dans l'Antiquité : lieu de rencontre et de commerce mais aussi de  pouvoir où est née la démocratie grecque au siècle de Périclès. Ici siégeaient les membres du Conseil des Cinq-Cents (la Boulè = Assemblée) ; ceux-ci désignaient les 50 prytanes chargés de l'administration (à tour de rôle donc pour 36 jours par an) qui désignaient un des leurs pour chaque 1 jour et 1 nuit un chef de l'État athénien ayant en charge les sceau de la cité, les clés des temples et le trésor d'Athènes. Beaucoup de bâtiments en ruine, mais aussi un bâtiment restauré dans les années 50 avec l'aide de la fondation Rockefeller : la stoa d'Attale (roi de Pergame au 2ème siècle av. JC) abritant le musée de l'agora. On peut y voir des objets trouvés lors des fouilles comme le bouclier en bronze pris par les Athéniens aux Spartiates en 425 av. JC, la clepsydre qui servait à mesurer le temps de parole des orateurs, le "klérotérion" pour tirer au sort les citoyens appelés à exercer les fonctions publiques ou les tessons de poterie (ostraka) sur lesquels on pouvait inscrire le nom d'un citoyen à bannir (l'ostracisme). L'agora est dominée par un temple encore debout : le temple d'Héphaïstos, également appelé le Théséion. Le temple est dédié à Héphaïstos, dieu protecteur des artisans de la ville mais ses métopes représentent les exploits de Thésée, grand héros athénien (celui qui a tué le Minotaure).

 

15 Athènes - L'Olympieion

Réduit à quelques colonnes debout à l'angle sud-est, l'Olympiéion, temple de Zeus olympien, était un temple monumental dont la construction a commencé en 515 av. JC et s'est terminé, après de longs arrêts, en 131 ap. JC, sous l'empereur Hadrien, la Grèce étant alors devenue romaine. Long de 104 mètres et large de 40 (plus important que le Parthénon), il supportait 104 colonnes doriques de dimensions considérables - 17,25 m de hauteur,  2,38 m de diamètre - coiffées de magnifiques chapiteaux corinthiens. Élevée par les athéniens en l'honneur de l'empereur Hadrien en 131, elle rappelle les arcs de triomphe romains ; elle marque la limite entre les villes grecque et romaine et porte 2 inscriptions : l'une, côté Acropole : "Voici Athènes, ville de Thésée", l'autre, côté Olympiéion : "Voici la cité d'Hadrien, et non celle de Thésée". 

 

16 Athènes - Le Musée National

Vous cherchez une raison, une seule, pour vous rendre à Athènes ou y revenir ? En voilà une excellente : le Musée Archéologique National que les athéniens appellent plus simplement le Musée National. L'un des plus grands musées mondiaux de l'Antiquité grecque. Là, sont rassemblées d'impressionnantes collections d'oeuvres majeures appartenant au patrimoine grec : les objets trouvés à Mycènes ou dans le Péloponnèse par Schliemann (les épées en bronze, l'original du masque d'Agamemnon, les gobelets de Vaphéio, les rythons), les oeuvres de l'art cycladique (le joueur de harpe, les statuettes), les kouroi de l'art archaïque (celui du cap Sounion), les sculptures de l'art classique (le Diadumène de Délos de Polyctète, l'adolescent de Marathon de Praxitèle, le Poséidon de l'Artémision, le jockey de l'Artémision, Aphrodite et Pan), les collections de bronzes (statues, mais aussi protomés et cet étonnant mécanisme d'Anticythère avec ses 32 roues d'engrenage qui donnaient les signes du zodiaque et les mois), celles de céramiques (amphores, lécythes) et petits objets de poterie, les fresques de Théra venant de l'île de Santorin, et mille autres choses encore qui valent plusieurs visites à ce musée exceptionnel.

 

17 Athènes - divers

Dans cet album, bien sûr, toutes les photos prises dans Athènes qui n'ont pu trouver place dans les albums précédents mais qui méritent cependant un coup d'oeil : la Vouli (le Parlement) place Syntagma, l'Ambassade de France tout à côté, l'agora romaine avec la tour des vents, le mont Lycabette, point culminant d'Athènes, quelques églises remarquables au hasard des promenades, le stade Panatinaïkos, stade olympique de la première olympiade de l'ère moderne (1896), où eut lieu l'arrivée du Marathon des Jeux de 2004 et des vues sur cette ville extraordinaire, mais le plus polluée d'Europe.

 

18 Delphes

Selon la légende, pour déterminer le centre du monde, Zeus lâcha 2 aigles des deux bords du disque terrestre : les deux oiseaux se sont posés ensemble sur les pentes du Mont Parnasse, faisant de cet endroit le centre du monde, l'omphalos (le nombril, en grec). Un oracle de Gaïa s'établit en ce lieu gardé par le redoutable dragon Python qu'Apollon tua pour y installer son propre culteDelphes connut alors une grande prospérité : on y venait de toute la Grèce consulter l'oracle d'Apollon qui s'exprimait par la voix de la Pythie interprétée par des prêtres sur les projets de conquêtes en particulier. Les cités reconnaissantes édifient sur le chemin qui mène au temple d'Apollon des ex-voto et des trésors où les richesses s'accumulent. Le sanctuaire d'Apollon est complété au 4ème siècle av. JC par le sanctuaire d'Athéna Pronaïa à Marmaria, en contrebas) ainsi que par le théâtre et le stade. Les fouilles ont été confiées, à la fin du 19ème siècle, à l'École Française d'Athènes ; les principales pièces découvertes sont exposées au musée archéologique du site : des offrandes en bronze, des statues provenant des trésors comme le sphinx de la colonne des Naxiens, les jumeaux d'Argos, les têtes d'Apollon et d'Artémis en or et en ivoire, le célèbre aurige en bronze et l'omphalos (il s'agit d'une copie hellénistique ou romaine), soutenu par la colonne des danseuses et la statue d'Antinoüs , favori de l'empereur Hadrien. Le site de Delphes est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

19 Le Pélion

La péninsule du Pélion est la région des Centaures de la mythologie : Jason aurait été élevé par le centaure Chiron sur le Mont Pélion et serait parti de Volos avec les Argonautes pour la conquête de la Toison d'or. Entourant le Golfe de Volos dit "Golfe Pagasétique", elle est dominée par le Mont Pélion (1 651 m) ; c'est une des plus belles régions de Grèce continentale : mer et montagne sont présents partout avec des villages perchés comme Makrinitsa, des plages aux eaux chaudes comme Agios Ioannis sur la mer Egée ou Kala Nera sur le golfe ou le village de Miliès avec son musée et le chemin de fer qui le relie à Volos par une ligne étroite. Un dicton local affirme que l'on peut skier le matin et se baigner l'après-midi ! Le rêve...

 

20 Les Météores

Bâtis sur des pitons rocheux de grès dominant la plaine de Thessalie, les monastères du massif des Météores sont inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO. Au 11ème siècle, des moines ont commencé à occuper des cavernes naturelles ; la construction de monastères au sommet des pitons (pour échapper aux Turcs et aux Albanais) a commencé au 14ème. On ne sait pas encore très bien comment les bâtisseurs ont pu faire pour monter au sommet des pitons tous les matériaux dont ils avaient besoin. A leur apogée aux 15ème et 16ème siècles, il y eut 24 monastères ; actuellement, 6 sont encore en activité, 4 occupés par des moines, 2 par des nonnes. Désormais équipés d'escaliers, de rampes et de ponts, ils n'ont été longtemps accessibles qu'avec des échelles de cordes. Parmi eux, le monastère de Roussanou (Aghia Barbara), fondé au 16ème siècle est encore occupé par des moniales, celui de Varlaam culminant à 373 m au dessus de la vallée, porte le nom d'un ascète qui fut son premier occupant et le monastère du Grand Météore (ou de la Transfiguration), est le plus grand et le plus haut, perché sur un rocher à 613 m.

 

21 Les Zagorias

Les Zagorias (mot d'origine slave signifiant "au-delà des montagnes") sont une région montagneuse sur le versant ouest de la chaîne du Pinde, très proche de l'Albanie, offrant des paysages magnifiques, en particulier sur les gorges du Vikos, le canyon le plus haut d'Europe, avec, sur une longueur de 12 km et une largeur de 1 000 m, un dénivelé pouvant atteindre 915 mètres. Autour du village de Monodendri village-musée avec ses chemins dallés et ses maisons de pierre, une étonnante fôret de pierres : les replis des couches de roches ont été mis à nu par les ravinements. C'est dans cette région qu'on trouve de nombreux ponts à 1, 2 ou même 3 arches, parfois très anciens, véritables ouvrages d'art caractéristiques de cette région de l'Epire.

 

22 Dodone

Situé au pied du Mont Tomaros, Dodone, comme Delphes, est le siège d'un oracle : sans doute le plus ancien de Grèce, il aurait été fondé à l'âge de bronze. Ce sanctuaire est consacré à Zeus Naïos (le Tonnant). Les questions étaient posées à l'oracle sur des tablettes de bronze et la réponse était donnée par des prêtres qui interprétaient la parole de Zeus. Celle-ci leur parvenait de plusieurs manières : le bruissement des feuilles du Chêne sacré, le bruit causé par des chaudrons de bronze frappés par un fouet laissé au vent, et peut-être aussi le vol de colombes. Le stade, dont il ne reste que des gradins, date du 3ème siècle avant JC ; C'est là que se déroulaient les Jeux des Naïa, qui, au 3ème siècle av. JC égalaient ceux d'Olympie. Edifié sous le règne de Pyrhhus, le théâtre, adossé à la pente naturelle de la colline, est d'une dimension exceptionnelle : plus grand qu'Épidaure, il peut contenir 18 000 spectateurs.

 

23 Parga

Occupé depuis la période mycénienne, désormais la principale station touristique de l'Épire, Parga était un village de pêcheurs avec son port niché dans une anse, un petit îlot portant une chapelle et la citadelle construite par les Normands au 13ème siècle puis conquise par les Vénitiens.

 

24 Tourlida

Situé près de Missolonghi, au bout d'une digue aménagée à la fin du 19ème siècle sur 3,5 km traversant le lagune de Klisova, Tourlida est une toute petite localité avec des maisons sur pilotis, habitat traditionnel de la lagune et des salines très différentes de nos marais salants. La lagune est très poissonneuse et attirent de nombreuses espèces d'échassiers : aigrettes, avocettes, outardes, hérons et cigognes.

 

25 Naupacte

Sur le Gollfe de Corinthe, Naupacte est l'ancienne Lépante où eut lieu, en 1571, la célèbre bataille navale au cours de laquelle les turcs furent vaincus par la flotte chrétienne composée en majorité de Vénitiens et d'Espagnols : Miguel de Cervantès, l'auteur de Don Quichotte, y participa et a sa statue à Naupacte. Il reste un très joli petit port vénitien avec des remparts crénelés et une forteresse vénitienne également.

 

26 Le pont & Patra

Reliant la Grèce centrale au nord au Péloponnèse au sud, le pont de Rion-Antirion (du nom des 2 localités aux quelles il est rattaché) surnommé, entre autres, le pont des Français, parce qu'il a été construit par une filiale du groupe Vinci, est un ouvrage d'art exceptionnel : il a été le pont à haubans le plus long du monde de son inauguration en août 2004, à l'occasion des Jeux Olympiques d'Athènes, jusqu'à l'ouverture du Viaduc de Millau, en décembre 2004. Reliant deux plaques tectoniques en mouvement, il est conçu pour résister à des vents très violents ainsi qu'à des tremblements de terre, fréquents dans la région.

3ème ville de Grèce, Patra est un grand port reliant la Grèce à l'Italie (Ancône, Bari, Brindisi...) par ferries. Ce fut déjà un port florissant à l'époque romaine d'Auguste. C'est de Patra que partit la guerre d'indépendance en 1821. C'est désormais une grande ville universitaire qui a gardé des vestiges de son passé comme le "kastro" (château) qui remonterait au 6ème siècle et fut remanié par tous les occupants : Francs, Vénitiens, Byzantins et Turcs. 

 

Voilà, notre tour de Grèce s'est terminé à Patra, le 8 juin 2008, avec un tremblement de terre de magnitude 6,5 sur l'echelle de Richter !
pas de photos : ça bouge beaucoup et on n'a pas le temps de penser à sortir l'appareil... Juste un article sur Libération.fr

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